Hé Oui: on a un appartement
09/09/2008 10:48 par petrusetemma
Ca y est: Nous avons un appartement, nous vous délivrons en exclusivité internationale (ou presque) les photos et l'adresse:
Chez Roni David, Fuglegardsvej 3b, 2820 Gentofte, Denmark, ceci afin de nous envoyer du pain et du saucisson ou toute autre chose qui vous paraitrait judicieuse.
Il reste encore quelques bricolages à finir et quelques bricoles à acheter. Oui, il n'y a pas encore d'évier pour faire la vaisselle mais le lavabo de la salle de bain est pour l'instant multifonctionnel. Bref,on habite chez un mec extremement sympatique qui aménage petit à petit notre tanière et nous offre des brioches qu'il prépare avec ses filles...(pas d'embalement les copains, elles sont trop petites).
En plus il habite une semaine sur deux chez sa "girlfriend", on peut donc faire tout le bazard qu'on veut!
Après Helingbor, nous furent de retour à Kobenhavn dans l'après midi du Mercredi. Logiquement nous optons pour une visite du musée Carlsberg, on ne pouvait pas avoir bu autant de bière sans y faire un tour. J'ai pu y rencontrer un sympatique brasseur, usé par l'alcool et je compris ainsi qu'a trop boire de bière ont avait une gueule de bois permanente...
Les copains, amputé de l'un des leurs, prirent route pour Hillerod et son chateau de Frederiksborg. Les jardins à la française et l'air permirent aux quatre survivants d'évacuer les éffluves de la veille.
Cette fuite en camion au Nord semblait être la dernière du périple, les copains n'étaient plus danois que pour 2 jours. Après la vie reprendrait un court normal.
Mirzon fut poussé juqu'à Helsingor, à la pointe Nord du Zeeland, île et région de Copenhague, cette ville a en son sein le chateau qui à inspiré, semble t il, Hamlet. La culture. Puis nous avons pu assister à un spectacle de filles de la marine danoise et chinoises, sous forme de fanfare, idéal pour digérer le Kebab danois et parfait pour essayer de réanimer les fourbes. Malheureusement la pluie tomba fort et nous contrait à trouver une charmante église, en bordure de route, avec un parking sous forme de chemin forestier, idéal pour acceuillir notre maison roulante.
Raymond conscient de sa dernière soirée dans les rues de Kobenhavn nous demanda d'être particulièrement efficace pour feter son départ. Nous sommes d'abord aller vérifier que la femme de Relon ne se trouvait pas encore à Nyhavn, puis au Moose (bar qui entendit chaque jour les frasques des copains) pour chercher celle de l'Oncle. Les promises n'étant pas là, nous avons choisit de se la jouer rustique et costique. Nous avons fait le métier. D'après le comptable et désigné sobre: Relon (j'aurai pas aimé etre à sa place en ce jour): les vrais ont su boire 4l d'Elephant (la fameuse Carlsberg dans sa version très alcoolisée).
Ils ont trainé les rues à la recherche de 7 eleven (ces fameux magazins vendant bières, cigarettes et nourriture 24h/24). Et ils sont arrivés au but souhaité, la soirée a atteint sa pleinitude dans les serments de Cochon, Raymond et Pétrus puis dans le retour en camion.
Relon, conducteur émérite et sobre, nous chargea dans le camion sur le coup de 4h30, je pris l'initiative de lui indiquer le chemin jusqu'au camping. Des problèmes de communication entre mon cerveau, la réalité, mes paroles et la compréhension de Relon, nous ont occasionné quelques légers détours. Ces derniers furent chiffrés à une heure. Puis d'un coup la route nous apparue à l'horizon. Raymond baptisa de nouveau le sol danois. Lors d'un arret express du camion, il put inextremis s'extirper pour faire son oeuvre. Cochon égala son ainé peu après l'arrivée au camping. Le ciel était bleu et le petit jour bien installé lorsque les pauvres copains s'endormirent paisiblement et lourdement.
Débarassés de Bold, les copains pouvaient réutiliser le camion pour les longues distances. 6 c'est bien, 7 c'est pas bien.
La destination s'imposa à nous même: le musée viking de Roskilde. Une heure de route et tout ca pour pouvoir se vétir de costume typiques et voir des restes de drakkar. Et ben, la culture, c'est pas facile tous les jours.
Je ne quitte plus mon bel ensemble et j'envisage d'aller demander mes papiers danois avec, histoire de leur prouver que je me suis totalement immergé dans leur culture. La suite de la journée fut ponctuée par une visite guidée de la chambre d'Emma. Je prenais possession, du regard, de mon futur logement et compris rapidement qu'il allait falloir trouver, rapidement, quelque chose de plus grand.
Ce jour fut le dernier de Bold parmi nous. Il décida de nous quitter le lendemain. Rappelons pour sa peine, que cet hurluberlue avait quitté Saint Etienne, depuis des lustres et qu'il s'était adonné aux joies de la vie berlinoise avant de nous rejoindre. Mettons en valeur son courage et son abnégation. Pour rejoindre ses camarades, il n'a pas hésité à se raser la tête et à dormir dans la rue à Hambourg. Cher Bold, bravo. Tu seras sans doute récompensé.
Bold utilisa les transports en commun pour fuir du camping et rejoindre la gare Eurolines, n'ayant pas acheté de billets auparavant, il joua son va tout. Malheureusement, je n'ai pas de nouvelle depuis. Je suis sur qu'un des copains s'aura m'éclairer sur les actualités de Bold. Une seule question me vint à l'esprit: est il encore en vie?
Dimanche, c'est culture. Emma nous a guidé de monuments en monuments, de chateaux en places célèbres. Nos déanbulations dans les rues nous amenèrent à la petite sirène. La petite sirène, repère à touristes japonais, reste le monument le plus vu du Danemark. Je ne me sens pas obligé de faire d'autres commentaires. La culture étant une occupation délicate et fortement fatiguante, je n'ai que très peu de souvenirs de cette journée. Il me semble que nous avons assisté à un concert à Christiania. Etant le sobre désigné pour cette soirée, j'ai la mémoire flanchante.
Voilà, bref. enfin une danoise à forcer à Relon, à éprouver quelques sentiments envers elle. Malheureusement, la suite de la soirée a séparé nos deux tourtereaux. Depuis, l'homme Relon a refusé de rentrer en France, et il traine dans les rues, à la recherche de sa femme, interpellant les passants d'une phrase désormais célèbre de Tivoli à la Stroget Vej, en passant par la Radius place, "Vous auriez pas vu ma femme?"
Si parmi vous, quelqu'un a vu cette danoise, il est prié de se mettre en contact dès que possible avec Relon ( par l'intermédiare de moi même), il y a une forte récompense à la clé.
Comprenez c'est pas qu'il est triste, mais ca fait maintenant presque trois semaines qu'il dort dehors, sans nouvelles, de sa bien aimée.
Pour la fin de soirée, sachez que seul Emma, Pétrus, l'Oncle et Raymond ont trainé les rues. Les quelques shooters de Frisk, alcool dérivé des bonbons Frisk (cousins des Fishersman's Friend), n'ont pas suffisament relancé les machines pour aller jusqu'au bout de la nuit.
Ce soir là, nous avons passé la soirée à Nyhavn. C'est un charmant port en plein centre ville. Ici l'ambiance est très détendue. Les quais sont aménagés en banquette géante et les Copenhaguais ont pour coutume de venir y boire des bières en soirée.
Nous avons donc suivi les coutumes locales, histoire de faire comme tout le monde et de ne pas dépayser.
La soirée fut brève (copains usés par la veille) mais marquée de plusieurs évenements donc un qui scella le destin de Relon. Sans plus attendre, une autre photo va expliquer la situation.
Et oui: maintenant c'est fait: j'habite sur la côte et pour le prouver voici une photo de l'oncle Georges sur la plage. Ah celui là, majestueusement perdu dans ces pensées, reve t-il à la prochaine soirée ou à sa dernière chacalerie. Bref, plus que jamais, il est un ladykiller, tel que le dira Vojtech, un tcheque rencontré devant la studenthouse. Ce mec là, il est séduisant. Ceux qui le disent l'ont jamais vu au réveil ou quand il compte jusqu'a 20...Enfin, il est en tête de l'été chacal, à moins que BoumiChaussure ait fait des siennes.
Bref, on est allé à la plage et puis voilà, je crois que les caillerons payaient pour leurs méfaits de la veille.